Grève de la faim
 
 
 
QUELQUES LIENS À VISITER
 
Site officiel du film:
Cliquez ici

Quelques œuvres de l’artiste:
Cliquez ici
 
 
COMMENTAIRES
 
Après Jérémie Renier qui jouait un drogué dans le film Le silence de Lorna, c’est au tour de Fassbender d’être porté à l’écran après avoir maigri de 15 kilos pour le rôle.

Steve McQueen n’est évidemment pas l’acteur américain décédé en 1980.

Le film a remporté la Caméra d’or du meilleur premier film à Cannes en 2008.

 
 
DESCRIPTION
 

GRÈVE DE LA FAIM (HUNGER)
26 OCTOBRE 2009 à 19h30

DE Steve McQueen
V.O. anglaise avec sous-titres français. ANGLETERRE. 2008. 100 min. AVEC Michael Fassbender, Liam Cunningham, Stuart Graham
Caméra d’or au Festival de Cannes en 2008

Dans la prison de Maze en Irlande du Nord, au début des années 80, Raymond Lohan est gardien de prison responsable des prisonniers politiques de l’IRA (armée républicaine irlandaise). Le jeune Davey Gillen, nouvellement incarcéré, proteste violemment contre son statut de détenu de droit commun. Comme les autres prisonniers politiques arrêtés pour avoir eu des liens avec l’IRA, il rejoint bientôt le mouvement du Blanket Protest qui affirme sa colère en refusant de se laver ou de porter les habits mis à leur disposition. Lorsque Gillen est assassiné, Bobby Sands, un des « leaders » du groupe, décide d’entrer dans une grève de la faim qui devrait mener à la reconnaissance d’un statut à part pour ces prisonniers.

Télécharger le Bulletin OP

 
 
 
 
 
À PROPOS DU FILM PAR DAVID LAMONTAGNE
 

Épure

Steve McQueen a finalement réalisé son premier film. Celui qui avait déjà exploré plusieurs formes audiovisuelles en tant qu’artiste plasticien (vidéo d’art, vidéoclip, installation, photographie) a donc créé une œuvre cinématographique radicale bâtie sur un événement important de la récente histoire de l’Irlande et de l’Angleterre. Ce qui frappe ici, ce n’est plus le sujet comme tel, la grève de la faim de Bobby Sands ou les actions de l’IRA déjà vues à travers la caméra de nombreux cinéastes, mais l’esthétique et la représentation de l’être humain dans sa résistance. L’histoire de cette grève de la faim n’est pas relatée dans ses détails et ne présente pas tous les acteurs des événements historiques (on est sous l’ère Tatcher). On pardonnera ce choix pour se pencher sur le cinéma…

Ça donne un film où chaque plan est posé et réfléchi longuement. Rapidement, le procédé apparaît au spectateur. Les cadres sont méticuleusement composés tels des tableaux photographiques. La direction artistique est portée par le dénuement: costumes sobres, minimum d’accessoires nécessaires, couleurs des décors désaturées. Le jeu est principalement physique, seule une scène possède un dialogue important. Cette dernière détonne avec l’ensemble d’ailleurs puisqu’elle a été tournée en un seul plan de 22 minutes!

Pour un non-initié à la question esthétique du cinéma, le film possède le pouvoir de faire prendre conscience de cet aspect fondamental. Le spectateur ressort avec l’impression d’avoir été sous l’effet d’une œuvre d’art visuel, en mouvement, et provoquant une forte émotion dramatique. Que le film ne traite pas de front les fondements historiques de ce qui nous est présenté ne peut que nous inciter à poursuivre notre réflexion sur l’impact des convictions et ce que ce conflit a d’implacable sur l’être humain. Puissant et troublant.

 
 
 
 
 
 
PROCHAINS FILMS
 
Surpêche: l’océan en voie d’épuisement
de Rupert Murray
2 novembre

Tulpan
de Sergey Dvortsevoy
16 novembre

Film à annoncer
7 décembre

Heure des représentations: 19h30
 
 
BILLETTERIE
 
450.667.2040
www.cineclubdelaval.com
 
TARIFS
 
Admission générale: 6.50$
Étudiants: 5.00$
Ciné-carte: 32.00$ pour 8 films
(incluant taxes et frais de stationnement)
 
CONCOURS
 
Cliquez ici et courez la chance de gagner 2 laissez-passer pour 4 films à l’affiche de la programmation d’automne 2009!
 
 
 
 
 
PARTENAIRES