Un monde meilleur
 
 
 
Quelques liens à visiter
 
Site officiel et bande-annonce :
Un monde meilleur

Entrevue avec Susanne Bier, réalisatrice :
Un monde meilleur
 
À l'affiche ce soir
En terrains connus 19 septembre
En terrains connus
19 h 30
De Stéphane Lafleur

Invités présents :
Stéphane Lafleur, réalisateur
et Fanny Mallette, comédienne.
 
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Description
 
Un monde meilleur
LUNDI 26 SEPTEMBRE 2011
DE Susanne Bier
Version originale avec sous-titres français.
DANEMARK. 2010. (13 ans +)
AVEC Mikael Persbrandt, Trine Dyrholm, William Jøhnk Nielsen, Markus Rygaard et Ulrich Thomsen.
Durée : 113 min.

Anton est un médecin qui vacille entre sa maison, dans une ville idyllique du Danemark, et son travail dans un camp de réfugiés en Afrique. Il est séparé de sa femme, Marianne, et tous deux songent à divorcer. Leur fils aîné, Elias, âgé d'une dizaine d'années, se fait brutaliser à l'école par certains de ses camarades, jusqu'au jour où un autre garçon, Christian, décide de prendre sa défense.

Gagnant de l’Oscar 2011 pour le meilleur film étranger.

 
 
 
 
À propos du film par David Lamontagne
 

Morale

Un monde meilleur (Revenge en anglais et Haevnen en danois pour Vengeance) est un titre en français aussi plein d’espoir que la trame principale du film peut nous laisser en douter. Il est au départ question d’instinct de violence, celui qui a pu être vécu à un instant ou à un autre de nos vies lorsque nous sommes confrontés à une certaine indignation. Comment faire des choix éclairés et nobles lorsque nous sommes confrontés à un dilemme éthique, ou attaqués dans notre intégrité physique ou morale. Doit-on tendre l’autre joue ou s’en remettre à la loi du Talion qui indique que c’est œil pour œil, dent pour dent. Lourde question philosophique que ce film nous présente frontalement de différentes façons. On retrouve ce débat chez un groupe de jeunes adolescents, chez leurs parents et aussi ailleurs, en Afrique, où la violence atteint d’autres niveaux.

L’ouverture se fait sur une scène déjà vue dans un film précédent de la cinéaste danoise Suzanne Bier : un groupe d’enfants dans un pays en voie de développement courent derrière un véhicule qui transporte un Occidental tentant d’apporter un peu d’aide dans l’une de cette contrée lointaine. Il y a dans ce film, comme dans plusieurs autres de la cinéaste, une volonté de comparer une question éthique sur un plan local (Danemark) et dans un contexte mondialiste. Par exemple, L’Inde pour Après la noce, l’Irak pour Frères (que les Étatsuniens ont repris pour en faire un remake à leur façon), sont deux films qui rappellent notre époque et qui situent des personnages qui se répondent en des lieux différents.

Le film a gagné un Oscar (en compétition contre Incendies,  un film un peu moins « orthodoxe » formellement) et ce n’est pas une surprise. La cinéaste a déjà fait une incursion dans le cinéma hollywoodien et la facture de son film, malgré un lieu « différent » et des acteurs « inconnus », n’est pas éloignée d’un cinéma populaire étatsunien. Peut-être ont-ils été d’ailleurs un peu envieux à Hollywood quand ils ont vu qu’on pouvait écrire quelque chose de dramatiquement aussi puissant tout en n’abusant pas de manière trop grossière des codes et d’une structure de récit mélodramatique qui sent depuis longtemps le réchauffé. C’est le type de film qui provoque l’étonnement et une profonde réflexion, même si celle-ci est un peu dirigée.

L’histoire est intense, les dialogues sont lourd de sens, le scénario fait alterner le sud et le nord tout en les imbriquant l’un dans l’autre, ce qui donne de l’ampleur au récit et permet de porter un regard critique. La mise en scène sophistiquée est très assurée (la cinéaste a fait une partie de ses classes avec quelques-uns des cinéastes danois qui ont fondé le projet esthétique fougueux du Dogme 95) et la direction photo, dans des tonalités froides, a quelque chose de remarquable et d’approprié.

C’est assurément une oeuvre qui, comme pour d’autres films de cette saison d’automne, ne laissera pas coi et plusieurs voudront se prononcer lors de la discussion qui aura lieu après la présentation du film. Ce n’est pas le type d’expérience de cinéma qui quitte le spectateur aisément. Peut-être trouverons-nous l’origine du mal.

 
 
 
 
 
Prochains films
 
L'arbre de la vie
De Terrence Malick / 3 octobre

L'arbre
De Julie Bertuccelli / 10 octobre

Tous les soleils
De Philippe Claudel / 24 octobre

La nuit, elles dansent
De Isabelle Lavigne
et Stéphane Thibault / 7 novembre

Le poème
De Lee Chang-Dong / 21 novembre

Heure des représentations : 19 h 30
 
 
Billetterie
 
Tarifs
Admission générale : 6.50$
Étudiant : 5.00$

Nouvelle ciné-carte : 32.00$
(taxes, frais de service et de stationnement inclus). Valide pour un an, pour 8 entrées
(maximum de 2 entrées par projection).
 
Concours
Voir la section concours au www.salleandremathieu.com
 
 
 
 
 
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