Altruisme
On sait toujours ce que les autres sont pour nous, mais on ne sait jamais ce que nous sommes pour les autres. (Philippe Claudel, Les âmes grises, p.259, Stock, 2003).
À la lecture des livres et des films de Philippe Claudel, on sent chez cet auteur un profond humanisme et un sens du communautarisme aigu. Tous les soleils est son premier scénario original qui se présente comme une véritable ode à la vie. Après trois films présentés au ciné-club cette saison qui traitent de la mort et du deuil, celui-ci nous transporte dans un univers plus lumineux et enjoué où le rapport à l’autre et le partage des plaisirs de la vie sont au cœur du récit. Bien qu’on y traite des états d’âme d’un personnage tourmenté, veuf depuis de nombreuses années, le film prend un ton qui se distancie de ce qui aurait pu tomber dans la gravité.
Tous les soleils est un film qui parle de communication, de relation père-fille, de l’importance de l’amitié. On célèbre aussi la culture, en particulier la culture italienne, sous toutes ses formes. On y retrouve la politique de Berlusconi, tout ce qu’elle représente, mais que le film n’est pas.
Tous les soleils est un film réjouissant et sans prétention qui nous présente des personnages souvent loufoques qu’on prend plaisir à suivre. L’expression anglaise « a feel-good movie » lui irait parfaitement.
- David Lamontagne