Le poème
 
 
 
Quelques liens à visiter
 
Site officiel (français) et bande-annonce :
Le poème

Entrevue avec le réalisateur, filmée à Cannes :
Le poème
 
Rejoignez-nous sur facebook
Suivez-nous sur Twitter
 
Description
 
LE POÈME
LUNDI 21 NOVEMBRE 2011
DE Lee Chang-Dong.
AVEC Yoon Jung-hee, Kim Hira et Ahn Naesang.
Version originale avec sous-titres français.
CORÉE DU SUD. 2010. Durée: 139 min.

Dans une petite ville de Corée du Sud, traversée par le fleuve Han, Mija vit avec son petit-fils, qui est collégien. C’est une femme excentrique, pleine de curiosité, qui aime soigner son apparence, arborant des chapeaux à motifs floraux et des tenues aux couleurs vives. Le hasard l’amène à suivre des cours de poésie à la maison de la culture de son quartier et, pour la première fois dans sa vie, à écrire un poème. Cependant, survient un événement inattendu qui lui fait réaliser que la vie n’est pas aussi belle qu’elle le pensait.

Prix du scénario au Festival de Cannes 2010

 
 
 
 
 
À propos du film
 
(S’)élever

En général, il y a deux types de films qui nous proviennent de la Corée du Sud, le film d’action plutôt violent, qui surprend parfois par son audace et son originalité, et le film qui transcende le quotidien, construit tout en nuance et en subtilité. Évidemment pour notre soirée de ciné-club, Le poème fait partie du deuxième groupe et fera le bonheur des cinéphiles qui ont le goût de se laisser transporter par un récit lent comme un souffle, qui nous transporte vers des sensations froides et douces à la fois.

Le film a un point de départ tragique (une mort, l’Alzheimer) et se développe sur un mode paradoxalement léger, moins dans le ton que dans la manière d’être présenté. Il est question d’une sorte de joute sur la quête de sens. Comme une partie de badminton, une image présente dans le film, le récit nous amène à observer les échanges entre deux personnages, une grand-mère et le petit-fils qu’elle élève, qui représentent deux systèmes de valeurs dans la Corée moderne. La dame vit dans la solitude malgré le fait qu’elle partage sa vie avec l’adolescent qui, dans son univers propre, a peu de choses à communiquer avec son aïeule. Il y a alternance aussi entre les moments sombres et d’autres plus lumineux.

Le poème est filmé de manière extrêmement subtile et la poésie, qui en est l’objet principal, est une finalité pour le personnage. Elle apporte un baume sur les tourments et procure un filtre qui fait détourner le regard pour l’emplir de beauté lorsque la dame se retrouve confrontée aux choses les plus horribles. Au début du film, la protagoniste poursuit une existence simple. Après s’être engagée à saisir ce qu’est la poésie, elle devient en quête d’inspiration pouvant lui permettre d’exprimer, avec justesse, un monde de sensations. Cela est traduit avec une grande finesse. Le film nous invite à suivre le personnage avec une certaine distance et évoque des moments de grâce.

Le film a été réalisé par un écrivain important dans son pays et son écriture s’en ressent. Il sait insuffler l’âme qu’il faut à un scénario très bien construit. Son sens aigu de la construction des personnages est remarquable. L’actrice principale, une vedette du cinéma coréen, est tout à fait magnifique dans son jeu, entre la fragilité et la grâce portée.

C’est un film qui clôt plutôt bien notre saison en nous procurant une expérience de cinéma qui nous amène ailleurs et, surtout, à l’essentiel des choses. Car parfois, sous l’emprise des difficultés de la vie et d’un monde qui nous paraît dénué de sens, ça fait du bien de s’élever.

- David Lamontagne

 
 
 
 
 
 
Prochains films
 
Revenez-nous la saison prochaine, soit en janvier 2012.
 
 
Concours
 
Voir la section concours au www.salleandremathieu.com
 
Billetterie
 
Tarifs
Admission générale : 6.50$
Étudiant : 5.00$

Nouvelle ciné-carte : 32.00$
(taxes, frais de service et de stationnement inclus). Valide pour un an, pour 8 entrées
(maximum de 2 entrées par projection).
 
 
 
 
 
 
Partenaires
 
 
 
Se désinscrire de la liste