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Site officiel et bande-annonce :
La nuit, elles dansent

Entrevue avec les réalisateurs, filmée à Cannes :
La nuit, elles dansent
 
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Description
 
LA NUIT, ELLES DANSENT
LUNDI 7 NOVEMBRE 2011
DE Isabelle Lavigne et Stéphane Thibault.
Version originale arabe avec sous-titres français. Durée: 80 min.
CANADA (Québec). 2011. Documentaire (G).

La nuit, elles dansent est une chronique familiale qui plonge au cœur d’un clan de femmes où l’on se transmet le métier de danseuse de mère en filles depuis la nuit des temps. Tourné au Caire, le film dessine avec un lyrisme exempt de tout sentimentalisme un univers baroque insoupçonné et fascinant, où le spectateur pénètre tel un témoin privilégié.

Présenté à la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes 2011. Prix spécial du jury au Festival Hot Docs 2011 et Mention du jury du prix Caméra-Stylo aux RIDM 2010.

 
 
 
 
 
Événement spécial / Invitation
 
Soirée « Portes ouvertes »
Projection du film Hasta la Vista
DE Geoffrey Enthoven

Grand Prix des Amériques et Prix du public au Festival des films du monde 2011.

Le vendredi 18 novembre, le Ciné-club de Laval ouvre ses portes. À l’affiche, à 19 h 30 : Hasta la Vista, un film belge ayant remporté plusieurs prix.

Lors de cette soirée « Portes ouvertes », le public aura accès à toutes les activités d’une soirée au Ciné-club de Laval, incluant le stationnement. La soirée est ouverte à tous. Parlez-en! Réservations nécessaires au 450 667-2040.

Pour en savoir plus sur les prix remportés au FFM : Cliquez ici

 
 
 
 
 
À propos du film
 
Intime

Quelques années après le très intéressant documentaire Junior (présenté aussi au ciné-club) qui traitait du destin de jeunes joueurs de hockey dans la ligue junior majeure, le duo de cinéastes, Isabelle Lavigne et Stéphane Thibault, nous revient avec un film dont le sujet central très particulier, et plutôt loin de notre réalité, est celui de la danse du ventre. Changement de discipline physique et de genre, mais même approche de cinéma intime et transcendant. De l’univers très masculin et traditionnel du hockey au Québec, on passe à l’univers très féminin de cette tradition artistique pratiquée dans une famille au Caire en Égypte. Les réalisateurs auraient pu seulement explorer les aspects reliés à ce rite culturel, mais leur film nous plonge aussi au cœur d’une histoire de famille dont les membres sont des éléments qui contribuent à construire un film puissant.

Trois mois de tournage auront permis de capter les différents moments intenses qui nous permettent de comprendre ces vies hors-normes et les difficultés que doivent affronter ce clan de femmes, au fort caractère, en tentant de continuer de (sur)vivre de ce métier, voire de cette tradition transmise de génération en génération. Leur quotidien est traqué de manière sensible par la caméra. Dans les différentes soirées où elles doivent aller danser, on nous présente une faune nocturne et certains traits d’une culture arabe que l’on a rarement vus sous cet angle. Le personnage central, Reda, est l’exemple de femme au matriarcat puissant, mais baignant dans une société machiste qu’elle doit sans cesse affronter et se servir à la fois. C’est comme une télé-réalité, sans la vacuité et avec le réel désir de communiquer au spectateur un regard essentiel et fortement humanisé.

La réussite de ce film tient beaucoup aux personnages, mais aussi à la manière de capter le réel par les cinéastes. Il y a à chaque instant quelque chose qui prend ses distances d’un quelconque jugement ou d’un regard appuyé et occidental centriste. Au contraire, c’est une caméra sobre et pleine de compassion qui dessine un ensemble dont le montage surprend par sa langueur et sa justesse pour tendre au final vers une poésie grave. La musique composée par Benoit Charest en est aussi pour quelque chose (Les Triplettes de Belleville). Pas d’entrevues avec les participants et pas de traitement visuel qui viendrait alourdir le propos. À nouveau, la tradition du cinéma direct est au rendez-vous, loin du documentaire de type didactique, et cette rencontre qu’il procure donne une expérience de cinéma hors du commun. C’est envoutant comme dans un conte des mille et une nuits doublé d’un propos contemporain troublant sur les pressions sociales et économiques que doivent vivre ces femmes. Il y a dans ce film quelque chose comme une inquiétante beauté et une étrange humanité.

- David Lamontagne

 
 
 
 
 
 
Prochains films
 
Hasta la Vista
De Geoffrey Enthoven / 18 novembre
Soirée « Portes ouvertes »
Réservations au 450 667-2040

Le poème
De Lee Chang-Dong / 21 novembre

Heure des représentations : 19 h 30
 
 
Billetterie
 
Tarifs
Admission générale : 6.50$
Étudiant : 5.00$

Nouvelle ciné-carte : 32.00$
(taxes, frais de service et de stationnement inclus). Valide pour un an, pour 8 entrées
(maximum de 2 entrées par projection).
 
Concours
Voir la section concours au www.salleandremathieu.com
 
 
 
 
 
 
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