En terrains connus
 
 
Invités spéciaux
 
Stéphane Lafleur, réalisateur, sera présent pour la rencontre après la projection. Il sera possiblement accompagnée de la comédienne Fanny Mallette (à confirmer)
 
Quelques liens à visiter
 
Site officiel et bande-annonce :
En terrains connus

Entrevue filmée avec Stéphane Lafleur au Festival de Berlin :
En terrains connus
 
À l'affiche ce soir
12 septembre
Minuit à Paris
19 h 30
De Woody Allen
 
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Description
 
EN TERRAINS CONNUS
LUNDI 19 SEPTEMBRE 2011
DE Stéphane Lafleur
Version originale française.
CANADA (Québec). 2011. (G)
AVEC Fanny Mallette, Francis La Haye, Michel Daigle, Sylvain Marcel, Suzanne Lemoine et Denis Houle.
Durée : 105 min.

Un frère et une soeur. Benoit et Maryse. Employée d’usine, Maryse vit un quotidien de banlieue banal auprès de son conjoint Alain. Leur principale préoccupation du moment : vendre la pelle mécanique qui traîne sur leur terrain et dont personne ne semble vouloir. Benoit habite avec leur père convalescent, prisonnier d’une existence d’adolescent attardé. Amouraché de Nathalie, une mère monoparentale, Benoit espère se réinventer une vie d’adulte à ses côtés... mais le fils de cette dernière n’envisage pas les choses de la même façon. Lorsqu’un grave accident survient à l’usine où travaille Maryse, une série d’incidents fortuits et l’énigmatique visite d’un homme prétendant venir du futur plongeront frère et sœur au cœur d’une sorte de road-movie qui changera leur destinée.

Prix du jury œcuménique au Festival de Berlin 2011.
Film d’ouverture des Rendez-vous du Cinéma Québécois 2011.

 
 
 
 
À propos du film par David Lamontagne
 

Fiction

Que la vie est étrange et absurde parfois... C’est dans un tel univers, un quotidien à la fois étrange et connu, que nous plonge ce deuxième long-métrage du cinéaste québécois Stéphane Lafleur. Le film présente le vécu reconnaissable de tant de nos concitoyens, traduit ici de manière fort imaginative.

Dès les premières images de ce film, qui oscille entre malaise et humour, le cinéaste nous invite à sonder les fondations de nos maisons à l’aide d’un bruyant détecteur de métaux. Une atmosphère est ainsi créée. Le spectateur sensible et attentif percevra et découvrira tout un univers de sons particuliers et d’images cadrées de manière créative, ce qui fait de cette expérience de cinéma quelque chose qui va au-delà d’un simple récit filmé (cela peut encore être nécessaire de le rappeler). Les éléments de décor et les costumes qui viennent dessiner chacun des cadres sont très intéressants. Une curieuse musique est utilisée dans les atmosphères de science-fiction et celles des soirées (branchées) de musique techno. Le travail de la direction photo de Sara Mishara, maitrisé encore une fois, résulte sur la création d’une variété de « climats » fascinants pour chacune des scènes. Il faut souligner aussi le travail d’acteur de Francis Lahaye et de Fanny Malette qui usent de retenue, donnant ainsi beaucoup de puissance et de fragilité à leurs personnages, tout en évitant de tomber dans la caricature. Le tout se tient et procure des émotions bien différentes de ce qu’on a l’habitude de vivre dans le cinéma populaire québécois souvent un peu trop formaté. Le cinéaste a su démontrer son talent pour la construction d’univers particuliers et commence à imposer sa signature dans le paysage de notre cinéma national.

L’objet est donc esthétique, avec plein de trouvailles visuelles et sonores, mais aussi révélateur de certains traits et d’un certain mode de vie québécois. L’œuvre aborde certains thèmes pertinents de notre époque : la communication, la solitude, la famille éclatée et l’identité. Le miroir qui nous est offert est parfois empreint d’une certaine gravité, mais l’humour omniprésent permet le plus souvent de désamorcer ce qui pourrait devenir, à la limite, pathétique. Parce qu’on s’amuse beaucoup de nos travers.

Comme pour le film précédent du cinéaste, Continental (un film sans fusil), le rythme peut paraître lent pour certains spectateurs si on ne se prête pas au jeu de l’interaction avec l’œuvre. Si on participe, on gagnera beaucoup à saisir différents clins d’œil. D’ailleurs, c’est bien amusant d’observer cette idée de créer de l’intrigue en annonçant, à différents moments dans le film, quelques accidents qui se produiront. Évidemment, il n’est pas question de « vendre le punch », mais bien perspicace sera celui qui saura si « l’homme du futur » qui apparaît au milieu du film pour annoncer la mort d’un personnage important avait raison.

 
 
 
 
 
Prochains films
 
Un monde meilleur
De Suzanne Bier / 26 septembre

L'arbre de la vie
De Terrence Malick / 3 octobre

L'arbre
De Julie Bertuccelli / 10 octobre

Tous les soleils
De Philippe Claudel / 24 octobre

La nuit, elles dansent
De Isabelle Lavigne
et Stéphane Thibault / 7 novembre

Le poème
De Lee Chang-Dong / 21 novembre

Heure des représentations : 19 h 30
 
 
Billetterie
 
 
Tarifs
 
Admission générale : 6.50$
Étudiant : 5.00$

Nouvelle ciné-carte : 32.00$
(taxes, frais de service et de stationnement inclus). Valide pour un an, pour 8 entrées
(maximum de 2 entrées par projection).
 
Concours
Voir la section concours au www.salleandremathieu.com
 
 
 
 
 
 
Partenaires