10 ½
 
 
 
Quelques liens à visiter
 
Site officiel et bande-annonce:
www.10etdemi-lefilm.com

Interview avec des éducateurs de centres jeunesse en lien avec le film:
10 ½
 
Prochain film
14 février
Chercher le courant
19h30
De Nicolas Boisclair et Alexis De Gheldere

En présence d'un membre de l'équipe
 
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Description
 
10 ½
LUNDI 31 JANVIER 2011 (Drame)
DE Daniel Grou (Podz)
CANADA (Québec), 2009. Durée: 108 min.
AVEC Claude Legault, Robert Naylor et Félixe Ross.

Tommy, dix ans et demi, est trouvé inconscient et battu dans un terrain vague. Il s’agit d’un enfant bien connu des services sociaux qui ont tenté, sans succès, de comprendre et corriger son comportement agressif et violent. Dans le nouveau centre où il est envoyé, la plupart des éducateurs semblent dépassés par cet enfant sauvage. Seul Gilles, son éducateur attitré, conserve une lueur d’espoir.

INVITÉ
Claude Legault sera présent pour la rencontre-causerie après la projection.

Récipiendaire des prix Meilleur acteur (Robert Naylor), Meilleur film et Meilleur film étranger au Festival international du film de Bratislava 2010.
 
 
 
 
À propos du film par David Lamontagne
 

Chargé

Après le conte moral Les 7 jours du Talion, Daniel Grou (Podz) nous offre cette fois un constat social coup-de-poing. La manière est différente aussi, un peu moins cinéma, avec moins d’effets, loin de l’univers un peu glauque de Patrick Sénécal. Pour ce deuxième film, le réalisateur a tout de même eu la bonne idée de ramener à nouveau à l’écran Claude Legault et Martin Dubreuil, nous permettant de voir les différentes possibilités de jeu de ces acteurs.

Le titre, 10 ½, se veut probablement un clin d’œil au film 8 ½ d’un certain Federico Fellini. À part le jeu des chiffres (l’âge du jeune protagoniste dans le cas de 10½ et le nombre de films réalisés dans le cas de 8 ½), il faut chercher longtemps pour faire des liens évidents entre les deux œuvres. Serait-ce le propos sur le travail de l’inconscient qui a inspiré le titre à Podz? Dans son film, c’est une plongée dans le réel vécu par un enfant troublé dans le milieu difficile d’un centre jeunesse, alors que pour le film de Fellini, c’était une plongée onirique à travers les fantasmes et souvenirs d’un créateur-cinéaste cherchant à mieux se projeter dans l’avenir. Fin des correspondances. Dans 10½, l’avenir du personnage de Tommy semble, au contraire, totalement bouché et se matérialise difficilement à l’écran.

Loin de l’onirisme, le film de Podz est plutôt frontal, terre-à-terre, transposant l’univers d’éducateurs spécialisés qui font leur possible pour venir en aide à ces jeunes écorchés de la vie. La caméra est nerveuse, portée à l’épaule et elle dessine dans tous ses recoins, ce milieu de l’enfermement des jeunes. Ce n’est pas le choix d’une approche qu’on souhaite esthétisante (comme chez un Von Trier par exemple), mais plutôt quelque chose de réaliste, fébrile et sobre. Il n’y a pas de place au flafla ici. Il n’y a même pas de musique, pas d’effets inutiles de mise en scène et les atmosphères grises sur fond d’automne mettent l’emphase sur les personnages.

Le film offre d’ailleurs aussi quelque chose d’un peu retenu, de par son scénario, malgré la charge constante liée aux nombreuses crises que vit le jeune Tommy. Il n’y a pas de sur lignage ni de grands destins qui visent la rédemption du jeune dans une fin heureuse, ni de geste héroïque de la part de son éducateur. Sans se vouloir pamphlétaire pour dénoncer les difficultés que vivent les intervenants qui viennent en aide à ces jeunes, ni souhaiter faire un portrait-choc qui chercherait à mobiliser le spectateur, le récit y va plutôt par un examen des influences qui mènent aux difficultés, par l’observation d’une problématique particulière qui cherche à démontrer l’humanité, avec ses forces et ses faiblesses, derrière chacun des personnages.

Il est à noter que, sans que le film cherche à plonger dans le pathétisme ou le misérabilisme, le réalisateur n’épargne pas le spectateur avec certaines scènes troublantes (plutôt que choquantes). Ainsi, il amène son personnage et son acteur (joué de façon formidable par Robert Naylor ) dans des situations qui créeront à coup sûr le malaise chez les spectateurs. Peut-être est-ce pour mieux faire passer « son message ».

 
 
 
 
 
Prochains films
 
Chercher le courant
De Nicolas Boisclair et Alexis De Ghelde / 14 février
En présence d'un membre de l'équipe

Carlos
De Olivier Assayas / 28 février

L’illusionniste
De Sylvain Chomet / 7 mars

L’armée silencieuse
De Jean Van de Velde / 14 mars

Another Year
De Mike Leigh / 21 mars

Des hommes et des dieux
De Xavier Beauvois / 25 avril

Heure des représentations: 19h30
 
 
Billetterie
 
 
Tarifs
 
Admission générale: 6.50$
Étudiant: 5.00$

Ciné-carte: 32.00$
(taxes, frais de service et de stationnement inclus). Valide pour un an, pour 8 entrées
(maximum de 2 entrées par projection).
 
 
 
 
 
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