Le ruban blanc
 
 
 
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Site officiel (en anglais) et bande-annonce:
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Interview avec Haneke et l’équipe du film au Festival de Cannes:
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COMMENTAIRES
 
Après le catholicisme abordé dans La donation de Bernard Émond, puis le film Taqwacore qui propose une autre façon de se réapproprier l’islam, nous voici de retour cette semaine avec une plongée dans le protestantisme rigoriste au début du siècle en Europe… C’est un hasard!

Haneke était déjà passé près de la Palme d’or avec les films La pianiste et Caché qui avaient remporté des prix importants à Cannes. Avec Le ruban blanc, il obtient enfin la prestigieuse récompense.
 
 
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Date du tirage: 5 avril 2010
 
DESCRIPTION
 

LE RUBAN BLANC
6 AVRIL (Drame)
DE Michael Haneke
V.O. allemande avec sous-titres français. AUTRICHE. 2010. Durée: 144 min. AVEC Christian Friedel, Ernst Jacobi, Leonie Benesch, Ulrich Tukur, Ursina Lardi, Fion Mutert et Michael KranzDE Michael Haneke
Palme d’or au Festival de Cannes 2009

Dans un petit village d'Allemagne du Nord, au début du siècle, une suite mystérieuse d'événements tragiques affecte les habitants. Pendant que le professeur rencontre une jeune femme dont il s'éprend, le pasteur, père de plusieurs enfants, leur inculque, par une éducation rigoureuse, les valeurs chrétiennes. Le médecin du village, blessé dans un accident, rentre chez lui après son hospitalisation pour retrouver sa servante, qui est aussi sa maîtresse, et ses enfants, tandis qu'une famille de fermiers est profondément affectée par la mort accidentelle de la mère dans le moulin du baron, bienfaiteur de tout le village, et dont le couple s'étiole face aux atrocités commises envers les enfants.

 
 
 
 
 
À PROPOS DU FILM PAR DAVID LAMONTAGNE
 
Pureté

Ils sont beaux et semblent parfaits les enfants blonds qu’on découvre au début de ce troublant et extraordinaire film. En situant son récit à l’aube de la Grande Guerre en Allemagne, le cinéaste Michael Haneke, d’origine autrichienne, nous invite à se poser quelques questions sur l’époque, mais aussi, sur la nature humaine. Certaines interrogations peuvent sembler plus évidentes que d’autres, par exemple le rapprochement à faire avec l’éducation de ces jeunes qui deviendront les futurs citoyens du 3e Reich. D’autres attirent notre attention sur l’origine du mal et sur le doute que nous devrions avoir quant à l’apparente réalité de ce qui semble être rigueur et perfection.

Haneke réalise ici une œuvre plus classique que les précédentes. Mais, à nouveau, il invite le spectateur dans une quête de sens où il sera mis à contribution pour tenter de donner une explication aux événements sordides qui se déroulent dans le film. Il y a à la base l’intrigue évidemment, mais au-delà de celle-ci une multitude de pistes de lecture donnera au spectateur beaucoup de matière à interprétation. Là où on aurait pu s’arrêter à la psychologie des personnages, nous sommes invités à comprendre le contexte historique, la complexité des liens tissés entre les individus de la petite communauté qui est ici représentée et le pouvoir exercé par le baron sur les destinées des habitants du village. Le cinéaste, tel un entomologiste, observe de haut son microcosme et cherche à décrire avec minutie les différentes institutions (éducation, Église, pouvoir policier, etc.) et le rôle que chacun des individus joue l’un envers l’autre.

En plus de la part de mystère que le film insuffle, le travail esthétique est magistral. Le directeur de la photographie a su rendre les ambiances avec une maîtrise du noir et blanc qui se présente avec douceur et somptuosité. La mise en scène est appliquée avec rigueur et austérité avec de longs plans qui rendent fort bien les émotions ressenties par chacun des personnages qui y évoluent. Le trouble y naît efficacement puisque le réalisateur a su diriger les jeunes enfants de façon à ce que chaque regard, chaque déplacement, fasse tranquillement apparaître leur instabilité psychologique croissante. Le récit est construit de façon à ce que chaque scène s’ajoute au puzzle et…finisse par créer autant de nouvelles pistes qui ne seront pas nécessairement résolues.

Au final, l’expérience proposée risque de s’imprimer longtemps dans nos mémoires. Nous chercherons à remonter encore et encore le fil du récit. L’intrigue demeurera peut-être sans explication ce qui rendra, paradoxalement, le trajet encore plus profitable. Ce qui est certain, c’est que la rencontre avec cette œuvre remarquable aura donné autant de plaisir à l’esprit qu’aux yeux.
 
 
 
 
 
 
PROCHAINS FILMS
 
Un prophète
De Jacques Audiard / 26 avril

Heure des représentations: 19h30
 
 
BILLETTERIE
 
450.667.2040
www.cineclubdelaval.com
 
TARIFS
 
Admission générale: 6.50$
Étudiants: 5.00$

Nouvelle ciné-carte: 32.00$
(taxes, frais de service et de stationnement inclus). Valide pour un an, pour 8 entrées (maximum de 2 entrées par projection)
 
 
 
 
 
 
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